FERME
A-PORC-ÇA S.E.N.C.
La Ferme À-Porc-Ça
située à Sainte-Sophie-de-Lévrard dans la MRC de Bécancour est la propriété de
Mme Véronique Pecqueur et M. Martin Langlois. Les 4 enfants sont impliqués dans
l’entreprise. Roxanne, l’ainée s’occupe de la section mise bas et chacun des
membres de la famille est responsable de certaines tâches spécifiques à
accomplir tous les jours. Chacun a un stylo de couleur différente ce qui permet
de savoir qui a fait le travail ou la vérification.
Cette entreprise, en opération depuis 1992, compte actuellement 525 truies avec
sevrage à 19 jours. Les cochettes arrivent ici dans 2 locaux de quarantaine où
elles passent 40 jours sous observation. Elles sont ensuite conduites dans une
des 2 salles d’acclimatation où elles reçoivent leur vaccination et sont mises
en contact avec des truies de réforme.
Au bloc saillie, on effectue un « flushing », c’est-à-dire qu’on alimente les
truies à volonté, au sol, jusqu’aux saillies. On s’assure ainsi qu’elles mangent
toute leur ration. Lors de la détection à l’aide du verrat, les truies en
chaleur sont inséminées le lendemain, puis aux 24 heures. Un contrôle avec le
mâle est effectué autour de 19 jours, puis Véronique vérifie les gestations avec
l’échographe à 22 jours, puis à 30 jours, après le transfert en gestation. On
obtient un taux de conception de 85%. L’eau est servie après le repas et jusqu’à
8 fois par jour, par section, avec un système automatisé.
Dans toutes les sections du bâtiment, des brumisateurs permettent de rafraîchir
l’air en période de canicule.
Depuis son agrandissement en 2009, la Ferme À-Porc-Ça compte 9 salles de
mise-bas de 12 cages et une salle de 6 cages. Depuis 2001, les truies y
reçoivent une alimentation automatisée qui est ajustée, si nécessaire, par
Roxanne. L’intensité des lampes chauffantes est contrôlée par des thermostats
selon les besoins en chauffage et l’âge de l’animal, et une poudre asséchante
est utilisée dans les premières heures après la mise bas.
Les adoptions se font dans les 24 heures et les portées ajustées selon les
tétines fonctionnelles et le vécu de la truie. Des vitamines sont données aux
porcelets; de plus, du lait est fourni à partir de 2 jours d’âge aux grosses
portées surtout s’il y a des porcelets amaigris. Plusieurs de notes sont prises
concernant la lactation des truies pour faire un suivi lors des prochaines mises
bas. Les truies nourrissant des grosses portées reçoivent un supplément pour les
aider. Dans ce troupeau, on obtient 12,4 porcelets nés vivants par portées et on
en sèvre 11,2 , ce qui donne une prolificité de 27,54 porcelets par truie
productive en 2009 !
Tous les porcelets sont examinés et traités 5 jours avant l’expédition afin de
limiter les pertes d’élevage.
La biosécurité est très importante à la Ferme À-Porc-Ça. Les visiteurs sont
limités, la douche est obligatoire des vêtements sont disponibles sur place et
la propreté est de mise ! La disposition des animaux morts se fait par
compostage dans un cylindre rotatif depuis 2007.
Pour favoriser l’harmonie avec le voisinage, des brise-vents furent installés en
2005 et commencent à prendre de la vigueur. Des cartes sont envoyées pour aviser
le voisins des épandages qui ne sont jamais effectués la fin de semaine .
Un bon suivi de la gestion de l’entreprise est effectué par Véronique avec
l’aide d’un logiciel de comptabilité. De plus, l’entreprise compare ses coûts de
production avec les autres entreprises de son réseau.
Plusieurs projets ont été menés à terme en 2009 soit l’ajout d’une
acclimatation, l’agrandissement du bloc saillie et surtout l’addition d’une
salle et demi de mise bas pour augmenter l’âge au sevrage. De plus, ils ont fait
l’acquisition d’une terre voisine avec maison pour y installer leur ainée.
À la Ferme À-Porc-Ça l’implication familiale est d’une grande importance !
FERME
DANMARC INC.
La Ferme Danmarc inc située à Bécancour est la propriété de messieurs
Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny.
C’est en 2001 qu’ils se sont lancés en production porcine avec la construction
de cette maternité de 1000 truies.
Trois employés, dont le gérant Pascal Lavigne, travaillent dans ce bâtiment
d’élevage situé à bonne distance de la route et dont l’accès est contrôlé par
une barrière. Au bord de la route, on trouve un petit bâtiment où la semence du
centre d’insémination et les poches de moulées sont livrées. On y retrouve
également la génératrice et les bacs réfrigérés pour les animaux morts.
Depuis la construction de la quarantaine à quelques centaines de mètres du
bâtiment principal, les cochettes sont livrées aux 8 semaines. Elles entrent
ensuite dans une salle d’acclimatation où elles sont saillies avant d’être
transférées vers la gestation. Celle-ci est composée de 6 rangées de 133 cages
où les truies sont alimentées à l’aide d’un soigneur automatique. Le
bloc-saillie, constitué d’une rangée de cages, est une zone très éclairée où les
truies sont alimentées à la main 2 fois par jour. On fait le test
d’immobilisation aidés de la cage à verrat et on effectue une moyenne de 2
saillies par truie. Des tests de gestation par échographie sont effectués chaque
semaine.
La section gestation, à ventilation naturelle, est équipée de recirculateurs
munis de brumisateurs pour abaisser la température en cas de canicule. On
vérifie systématiquement que les truies ont bien pris leur repas et identifie
celles qui n’ont pas d’appétit pour les surveiller.
Le taux de fécondité dépasse ici les 94% avec un intervalle sevrage-saillie
fécondante de 6,61 jours !
À la ferme Danmarc inc, on compte 10 salles de mise bas de 21 cages et 2 salles
tampon de 7 cages. Les truies y sont nourries avec un système informatisé depuis
2006.
Beaucoup de soins sont apportés aux porcelets autour de la mise bas. Pour le
confort des porcelets, il y a des tapis chauffants reliés à un thermostat ainsi
qu’une poudre pour assécher les porcelets à la naissance. On pratique les
adoptions en déplaçant surtout les plus gros de la portée, mais en plaçant aussi
les plus petits avec une truie de deuxième parité. À 14 jours, lorsqu’il y a des
porcelets surnuméraires, on utilise la méthode des nourrices. C’est ainsi qu’en
2009 on a réussi à produire 27,5 porcelets sevrés par truie en production ! !
Des critères de réforme très sévères sont appliqués à cet élevage. On exige 10
porcelets nés-vifs et plus par portée; les autres éléments sont les membres et
le nombre de tétines fonctionnelles.
Comme décrit précédemment, diverses mesures sont prise pour la biosécurité de
l’entreprise. Il y a une barrière au chemin, seul le camion de livraison de
moulée est autorisé à entrer sur le site et tous les visiteurs et employés
doivent passer par la douche et changer de vêtement.
Du point de vue environnemental, l’entreprise est située à une bonne distance
des voisins; on a, de plus, installé en 2002 des haies brise-vent, 1100 arbres,
pour diminuer le transport des odeurs dans cette zone peu habituée aux élevages
porcins. Les lisiers sont épandus les jours de semaines sur des terres sous
entente d’épandage à l’aide de rampes pour ensuite être enfouis.
Ces dernières années l’entreprise s’est maintenue à la fine pointe avec
l’installation d’un système informatisé d’alimentation, la construction d’une
quarantaine et d’un garage pour le transfert des porcelets et des truies
réformées. Une étude des besoins et de la rentabilité des investissements est de
mise à la ferme Danmarc inc..
Une excellente relation de travail entre les propriétaires et les employés
assure le succès et la pérennité de l’entreprise !
FERME
MASSIPORC INC.
La Ferme Massiporc inc., située à Saint-Luc-de-Vincennes en Mauricie, est la
propriété de M. Mario Massicotte et Mme Carole Sévigny.
C’est en 2004 que l’entreprise est acquise et rénovée.
Elle est maintenant composée d’une pouponnière d’une capacité de 1 200 places et
d’un engraissement d’une capacité totale de 2 400 places. Puisque Monsieur
Massicotte et Madame Sévigny sont également propriétaires d’une ferme laitière
et d’un autre engraissement porcin, ils ont ici recourt à deux employés à temps
partiel.
Les porcelets proviennent tous d’une seule maternité. Ils arrivent toutes les
huit semaines à un poids de 6 kilogrammes dans la pouponnière qui se divise en
deux salles de 30 parcs chacune. Les porcelets y sont minutieusement classés par
grosseur en enlevant les plus petit de chaque parc durant les 10 premiers jours
pour les rassembler.
Les porcelets sont déplacés d’un parc à un autre tous les deux jours, sans les
mélanger, afin qu’ils puissent faire de l’exercice et de les habituer au
changement et aux déplacements. Cela permet également de détecter les porcelets
malades.
Les porcelets reçoivent 3 phases de moulée servies dans des trémies sèches
ajustées quotidiennement. Le taux de mortalité en 2009 ne fut que de 1,3 %.
Un compteur d’eau installé par la municipalité permet de suivre la quantité
d’eau consommée. Celle-ci est accumulée dans de grands réservoirs pour suffire à
la consommation aux périodes de pointe. Pour le lavage, on utilise de l’eau
provenant d’un puits ce qui permet d’économiser l’eau de la municipalité.
Les porcelets sont transférés dans la section engraissement à un poids moyen de
29,6 kilogrammes. L’engraissement est composé de quatre salles gérées 2 par 2.
Avant l’entrée des porcelets, chaque salle est détrempée, bien lavée, séchée,
désinfectée et séchée à nouveau. Des bottes et des survêtements différents sont
utilisés à chaque salle pour diminuer les risques de contamination. Cette
porcherie étant située au bout de la route, il n’y a que très peu de va-et-vient
dans les alentours.
La ventilation s’effectue à l’aide d’entrées d’air modulaires et de cheminées.
Il y a également une ventilation tunnel qui peut être actionnée durant les
périodes de chaleur. Les planchers y sont semi-lattés avec une zone de confort.
Les porcs peuvent circuler entre 4 à 5 parcs, cela dans le but de diminuer les
maux de pattes, le cannibalisme et les problèmes d’embarquement.
Trois phases de moulée sont servies dans des trémies humides. Cela se traduit
par une conversion alimentaire standardisée 26 – 122 kilos de 2,53 et un gain
moyen quotidien de 910 grammes par jour. Avec les anciens standards 20 – 112
kilos, la conversion alimentaire serait de 2,40 !
La pesée des porcs s’effectue à l’aide d’une balance munie d’une pesée
électronique. En 2009, près de 90% des porcs ont été abattus dans les meilleures
strates de poids. La mortalité ne fut que de 1,8 %
Beaucoup d’efforts sont faits à la Ferme Massiporc inc. pour garder de bonnes
relations avec leur voisinage. Les propriétaires envoient une lettre pour
avertir les voisins avant d’épandre. L’épandage s’effectue lorsqu’il y a annonce
d’une petite pluie dans les prochains jours pour diminuer les odeurs.
Du côté gestion financière, l’entreprise est bien gérée. Les clients consultent
leur comptable pour les investissements et se montrent économes quant à leurs
investissements en machinerie. D’ailleurs monsieur Massicotte est membre
fondateur d’une CUMA pour le partage de la machinerie agricole.
C’est un couple passionné par la production porcine !