Finaliste du concours 2010

FERME A-PORC-ÇA S.E.N.C.

La Ferme À-Porc-Ça située à Sainte-Sophie-de-Lévrard dans la MRC de Bécancour est la propriété de Mme Véronique Pecqueur et M. Martin Langlois. Les 4 enfants sont impliqués dans l’entreprise. Roxanne, l’ainée s’occupe de la section mise bas et chacun des membres de la famille est responsable de certaines tâches spécifiques à accomplir tous les jours. Chacun a un stylo de couleur différente ce qui permet de savoir qui a fait le travail ou la vérification.

Cette entreprise, en opération depuis 1992, compte actuellement 525 truies avec sevrage à 19 jours. Les cochettes arrivent ici dans 2 locaux de quarantaine où elles passent 40 jours sous observation. Elles sont ensuite conduites dans une des 2 salles d’acclimatation où elles reçoivent leur vaccination et sont mises en contact avec des truies de réforme.

Au bloc saillie, on effectue un « flushing », c’est-à-dire qu’on alimente les truies à volonté, au sol, jusqu’aux saillies. On s’assure ainsi qu’elles mangent toute leur ration. Lors de la détection à l’aide du verrat, les truies en chaleur sont inséminées le lendemain, puis aux 24 heures. Un contrôle avec le mâle est effectué autour de 19 jours, puis Véronique vérifie les gestations avec l’échographe à 22 jours, puis à 30 jours, après le transfert en gestation. On obtient un taux de conception de 85%. L’eau est servie après le repas et jusqu’à 8 fois par jour, par section, avec un système automatisé.

Dans toutes les sections du bâtiment, des brumisateurs permettent de rafraîchir l’air en période de canicule.

Depuis son agrandissement en 2009, la Ferme À-Porc-Ça compte 9 salles de mise-bas de 12 cages et une salle de 6 cages. Depuis 2001, les truies y reçoivent une alimentation automatisée qui est ajustée, si nécessaire, par Roxanne. L’intensité des lampes chauffantes est contrôlée par des thermostats selon les besoins en chauffage et l’âge de l’animal, et une poudre asséchante est utilisée dans les premières heures après la mise bas.

Les adoptions se font dans les 24 heures et les portées ajustées selon les tétines fonctionnelles et le vécu de la truie. Des vitamines sont données aux porcelets; de plus, du lait est fourni à partir de 2 jours d’âge aux grosses portées surtout s’il y a des porcelets amaigris. Plusieurs de notes sont prises concernant la lactation des truies pour faire un suivi lors des prochaines mises bas. Les truies nourrissant des grosses portées reçoivent un supplément pour les aider. Dans ce troupeau, on obtient 12,4 porcelets nés vivants par portées et on en sèvre 11,2 , ce qui donne une prolificité de 27,54 porcelets par truie productive en 2009 !

Tous les porcelets sont examinés et traités 5 jours avant l’expédition afin de limiter les pertes d’élevage.

La biosécurité est très importante à la Ferme À-Porc-Ça. Les visiteurs sont limités, la douche est obligatoire des vêtements sont disponibles sur place et la propreté est de mise ! La disposition des animaux morts se fait par compostage dans un cylindre rotatif depuis 2007.

Pour favoriser l’harmonie avec le voisinage, des brise-vents furent installés en 2005 et commencent à prendre de la vigueur. Des cartes sont envoyées pour aviser le voisins des épandages qui ne sont jamais effectués la fin de semaine .

Un bon suivi de la gestion de l’entreprise est effectué par Véronique avec l’aide d’un logiciel de comptabilité. De plus, l’entreprise compare ses coûts de production avec les autres entreprises de son réseau.

Plusieurs projets ont été menés à terme en 2009 soit l’ajout d’une acclimatation, l’agrandissement du bloc saillie et surtout l’addition d’une salle et demi de mise bas pour augmenter l’âge au sevrage. De plus, ils ont fait l’acquisition d’une terre voisine avec maison pour y installer leur ainée.

À la Ferme À-Porc-Ça l’implication familiale est d’une grande importance !


 

FERME DANMARC INC.


La Ferme Danmarc inc située à Bécancour est la propriété de messieurs Jean-Claude Parr et Maurice Tourigny.


C’est en 2001 qu’ils se sont lancés en production porcine avec la construction de cette maternité de 1000 truies.


Trois employés, dont le gérant Pascal Lavigne, travaillent dans ce bâtiment d’élevage situé à bonne distance de la route et dont l’accès est contrôlé par une barrière. Au bord de la route, on trouve un petit bâtiment où la semence du centre d’insémination et les poches de moulées sont livrées. On y retrouve également la génératrice et les bacs réfrigérés pour les animaux morts.


Depuis la construction de la quarantaine à quelques centaines de mètres du bâtiment principal, les cochettes sont livrées aux 8 semaines. Elles entrent ensuite dans une salle d’acclimatation où elles sont saillies avant d’être transférées vers la gestation. Celle-ci est composée de 6 rangées de 133 cages où les truies sont alimentées à l’aide d’un soigneur automatique. Le bloc-saillie, constitué d’une rangée de cages, est une zone très éclairée où les truies sont alimentées à la main 2 fois par jour. On fait le test d’immobilisation aidés de la cage à verrat et on effectue une moyenne de 2 saillies par truie. Des tests de gestation par échographie sont effectués chaque semaine.


La section gestation, à ventilation naturelle, est équipée de recirculateurs munis de brumisateurs pour abaisser la température en cas de canicule. On vérifie systématiquement que les truies ont bien pris leur repas et identifie celles qui n’ont pas d’appétit pour les surveiller.


Le taux de fécondité dépasse ici les 94% avec un intervalle sevrage-saillie fécondante de 6,61 jours !


À la ferme Danmarc inc, on compte 10 salles de mise bas de 21 cages et 2 salles tampon de 7 cages. Les truies y sont nourries avec un système informatisé depuis 2006.


Beaucoup de soins sont apportés aux porcelets autour de la mise bas. Pour le confort des porcelets, il y a des tapis chauffants reliés à un thermostat ainsi qu’une poudre pour assécher les porcelets à la naissance. On pratique les adoptions en déplaçant surtout les plus gros de la portée, mais en plaçant aussi les plus petits avec une truie de deuxième parité. À 14 jours, lorsqu’il y a des porcelets surnuméraires, on utilise la méthode des nourrices. C’est ainsi qu’en 2009 on a réussi à produire 27,5 porcelets sevrés par truie en production ! !


Des critères de réforme très sévères sont appliqués à cet élevage. On exige 10 porcelets nés-vifs et plus par portée; les autres éléments sont les membres et le nombre de tétines fonctionnelles.


Comme décrit précédemment, diverses mesures sont prise pour la biosécurité de l’entreprise. Il y a une barrière au chemin, seul le camion de livraison de moulée est autorisé à entrer sur le site et tous les visiteurs et employés doivent passer par la douche et changer de vêtement.


Du point de vue environnemental, l’entreprise est située à une bonne distance des voisins; on a, de plus, installé en 2002 des haies brise-vent, 1100 arbres, pour diminuer le transport des odeurs dans cette zone peu habituée aux élevages porcins. Les lisiers sont épandus les jours de semaines sur des terres sous entente d’épandage à l’aide de rampes pour ensuite être enfouis.


Ces dernières années l’entreprise s’est maintenue à la fine pointe avec l’installation d’un système informatisé d’alimentation, la construction d’une quarantaine et d’un garage pour le transfert des porcelets et des truies réformées. Une étude des besoins et de la rentabilité des investissements est de mise à la ferme Danmarc inc..


Une excellente relation de travail entre les propriétaires et les employés assure le succès et la pérennité de l’entreprise !


 

FERME MASSIPORC INC.

La Ferme Massiporc inc., située à Saint-Luc-de-Vincennes en Mauricie, est la propriété de M. Mario Massicotte et Mme Carole Sévigny.

C’est en 2004 que l’entreprise est acquise et rénovée.
Elle est maintenant composée d’une pouponnière d’une capacité de 1 200 places et d’un engraissement d’une capacité totale de 2 400 places. Puisque Monsieur Massicotte et Madame Sévigny sont également propriétaires d’une ferme laitière et d’un autre engraissement porcin, ils ont ici recourt à deux employés à temps partiel.

Les porcelets proviennent tous d’une seule maternité. Ils arrivent toutes les huit semaines à un poids de 6 kilogrammes dans la pouponnière qui se divise en deux salles de 30 parcs chacune. Les porcelets y sont minutieusement classés par grosseur en enlevant les plus petit de chaque parc durant les 10 premiers jours pour les rassembler.

Les porcelets sont déplacés d’un parc à un autre tous les deux jours, sans les mélanger, afin qu’ils puissent faire de l’exercice et de les habituer au changement et aux déplacements. Cela permet également de détecter les porcelets malades.

Les porcelets reçoivent 3 phases de moulée servies dans des trémies sèches ajustées quotidiennement. Le taux de mortalité en 2009 ne fut que de 1,3 %.

Un compteur d’eau installé par la municipalité permet de suivre la quantité d’eau consommée. Celle-ci est accumulée dans de grands réservoirs pour suffire à la consommation aux périodes de pointe. Pour le lavage, on utilise de l’eau provenant d’un puits ce qui permet d’économiser l’eau de la municipalité.

Les porcelets sont transférés dans la section engraissement à un poids moyen de 29,6 kilogrammes. L’engraissement est composé de quatre salles gérées 2 par 2. Avant l’entrée des porcelets, chaque salle est détrempée, bien lavée, séchée, désinfectée et séchée à nouveau. Des bottes et des survêtements différents sont utilisés à chaque salle pour diminuer les risques de contamination. Cette porcherie étant située au bout de la route, il n’y a que très peu de va-et-vient dans les alentours.
La ventilation s’effectue à l’aide d’entrées d’air modulaires et de cheminées. Il y a également une ventilation tunnel qui peut être actionnée durant les périodes de chaleur. Les planchers y sont semi-lattés avec une zone de confort.

Les porcs peuvent circuler entre 4 à 5 parcs, cela dans le but de diminuer les maux de pattes, le cannibalisme et les problèmes d’embarquement.
Trois phases de moulée sont servies dans des trémies humides. Cela se traduit par une conversion alimentaire standardisée 26 – 122 kilos de 2,53 et un gain moyen quotidien de 910 grammes par jour. Avec les anciens standards 20 – 112 kilos, la conversion alimentaire serait de 2,40 !

La pesée des porcs s’effectue à l’aide d’une balance munie d’une pesée électronique. En 2009, près de 90% des porcs ont été abattus dans les meilleures strates de poids. La mortalité ne fut que de 1,8 %

Beaucoup d’efforts sont faits à la Ferme Massiporc inc. pour garder de bonnes relations avec leur voisinage. Les propriétaires envoient une lettre pour avertir les voisins avant d’épandre. L’épandage s’effectue lorsqu’il y a annonce d’une petite pluie dans les prochains jours pour diminuer les odeurs.

Du côté gestion financière, l’entreprise est bien gérée. Les clients consultent leur comptable pour les investissements et se montrent économes quant à leurs investissements en machinerie. D’ailleurs monsieur Massicotte est membre fondateur d’une CUMA pour le partage de la machinerie agricole.

C’est un couple passionné par la production porcine !